Cabaret d’un soir.
Un peu de givre sur les paupières, touche noire, touche blanche, in excelsis déo l’albatros, du bout des yeux une louange, du bord des lèvres une prière, gesticule un drôle d’air d’un piano bar un peu rétro, sol, fa, mi, rideau. Deux trois octaves, enclave, le cœur andante, valsent les notes, un dièse de trop, s’en va solfège petits fagots. L’innocence d’un grand mât, trois voiles tanguent sous la houle d’une partition désordonnée. Paume de la main au trémolo, violoncelle mégalo, vibrato de cils, lisseuses de larmes, credo, clef de sol prostituée dans le noir, et geint le blues du ponton ! Fugue la dame blanche … Et s’endort fugitif sous ses jupons un clavier moribond.
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