Les hennés de mon cœur.
Je pose les mots de l’absence bateau blanc. Voguent les gerçures d’un parchemin, peau de chagrin, naviguent les lignes froissées jusqu’à l’épave de ma main. Une poignée de cailloux blancs, le petit Poucet s’est perdu, le pas gris. Les clefs du chemin du Cœur menottes aux poignets, j’aurais voulu te garder refrain jusqu’à souffle éteint. Enfant mi-tendre, mi-sauvage, mes larmes mi-fugue, mi-miroir coulent sur le bord de ta main, je ne sais plus les pleurer. Tu m’as appris à compter sur les doigts tous les trésors enfouis, les racines, la sève et le bourgeon. Le petit artiste du grand bleu n’a pas pu terminer note toile chevalet au gré du firmament, un nid et des ailes. Si doux est le silence de tes souffrances. Je me suis réveillée ombre, môme de papier sans encre, une page immaculée d’un encrier éthéré. Un lointain un nous deux dans les yeux, notre nous deux devant les yeux un cœur de cercueil qui ne cesse de battre … J’ai fugué l’au revoir de ta main, ces fleurs coupées dans le champ de tes cheveux blancs. Les caresses de la détresse se crayonnent enfant terrible sur la pâleur de tes joues. Myrtilles et jasmin gît notre pastel bohémien. Au reflet de mon cœur se berce chandelle ta prunelle.
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