Refuge somnambule.
Je te déshabille sans bruit, bourgeon de vie, imperceptible frisson, de la chaleur de ton nom innocent enfant, souvenir je me lange de ton tissu grivois. Je t’habille de feuilles mortes, la ballade automnale d’une morte saison, le gris voit mon cœur s’assoupir, défiler affiche … Ton visage méandres, accrocher tes yeux, ta bouche, ton sourire à quelque chose, à un morceau de drap blanc voile du temps. Le feuillage d’un rêve s’ébranche long et lancinant voyage, s’estompe le souffle du berceau, ma bergère gardant mes maux. Le bruit des sabots des jours au galop, une empreinte au teint pâle, l’insolence d’un compte à rebours, conte à bourg et l’enfance se dévisage. Bouffon de pal, une adresse perdue, égoïste trottoir les larmes d’un enfant perdu. La dentellière des cieux a brodé de tes yeux le bord de mes paupières, et ton regard dans mes prunelles vacille, titubante passerelle le long de mes cils.
Vivre et ses bagages, infini rivage de battements de cœur sans quai. Ivresse au large sur la jetée les vagues d’un cœur forcené, force née de la déferlante de l’absence.
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